Les Meilleurs Danseurs de l’Histoire

Marie-Claude Pietragalla


Biographie

Marie-Claude Pietragalla, née à Paris le 2 février 1963, est une danseuse et chorégraphe française.
Elle est étoile du ballet de l’Opéra national de Paris de 1990 à 1998.

Née d’un père corse et d’une mère bordelaise, Marie-Claude Pietragalla commence la danse sur les conseils de sa mère qui souhaite canaliser son énergie1. À neuf ans, elle tente le concours d’entrée de l’école de danse du Ballet de l’Opéra national de Paris, qu’elle réussit. Claude Bessy qui dirigeait alors l’école de danse, la décrira comme une élève très déterminée avec un fort caractère2.

À seize ans, elle intègre le corps de ballet de l’opéra, devient sujet en 1982, puis première danseuse en 1988, à 25 ans, sous la direction de Rudolf Noureev.

Danseuse étoile

Marie-Claude Pietragalla est nommée étoile le 22 décembre 1990, par Patrick Dupond, à l’issue de la représentation de Don Quichotte où elle interprète le rôle de Kitri.

Durant cette période, la danseuse va interpréter tous les grands rôles du répertoire comme Odette/Odile dans Le Lac des cygnesGiselleLa SylphideCarmenLa Bayadère et danser avec les plus grands partenaires comme Nicolas Le RichePatrick Dupond ou Manuel Legris. Mais en parallèle Pietra, comme elle aime se faire appeler, s’illustre en danse contemporaine en interprétant les ballets des plus grands chorégraphes comme Maurice Béjart (Le Sacre du printempsBoléroArépo) , Roland Petit(CarmenNotre-Dame de ParisLe Jeune Homme et la Mort), Mats Ek (Giselle), Serge LifarGeorge BalanchineMerce Cunningham ou encore Jiří Kylián.

Michael Jackson

Michael Jackson, né le 29août1958
 à Gary (Indiana) et mort le 25juin2009
 à Los Angeles (Californie), est un auteur-compositeur-interprètedanseurchorégraphe et acteuraméricain. Le Livre Guinness des records le désigne comme étant l’artiste le plus couronné de tous les temps2,3,4,5. Pour le Rock and Roll Hall of Fame, il est l’artiste le plus populaire de toute l’histoire de l’industrie du spectacle.
Septième d’une famille de neuf enfants, il chante avec ses frères dès l’âge de six ans et commence une carrière professionnelle à onze ans au sein des Jackson Five, groupe formé avec ses frères aînés. Tout en restant membre du groupe (jusqu’en 1984), il entame en 1971 une carrière solo. Cinq de ses albums solo parus de son vivant figurent parmi les albums les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991) et HIStory (1995).
Dans les années 1980, il devient une figure majeure de la musique pop. Il conçoit notamment des clips musicaux ambitieux et novateurs, réalisés comme des courts métrages, notamment pour les titres Beat ItBillie JeanThrillerBad ou Smooth Criminal. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il popularise de nombreux pas de danse, dont le moonwalk, qui devient sa signature. Ayant fusionné les genres de musiquesoulfunkpop et rock, son style vocal et musical continue d’influencer de nombreux artistes de hip-hoppop et r’n’b contemporain.
Surnommé « le roi de la pop » (« The King of Pop »), Michael Jackson a battu plusieurs records dans l’industrie du disque. Avec plus de 350 millions de disques vendus dans le monde6,7,Note 1, il se classe parmi les trois plus gros vendeurs de disques de tous les temps, derrière les Beatles et Elvis Presley8.
En 2000, il reçoit le « Millenium Award » lors des World Music Awards dans la catégorie Best Selling Recording Artist of All Time (artiste ayant vendu le plus d’albums de tous les temps)9. Avec des ventes estimées à 66 millions d’exemplaires, Thriller demeure l’album le plus vendu de l’histoire10,11 et a été certifié 33 fois disque de platine aux États-Unis12,13.
Il participe à plusieurs œuvres caritatives, notamment avec le projet USA for Africa et sa tournée Dangerous World Tour, à la suite de laquelle est créée la Heal The World Foundation. Toutefois, son image publique est ternie par certains aspects de sa vie privée, notamment par ses multiples recours à la chirurgie esthétique, son mode de vie jugé excentrique, et plus encore par deux plaintes pour abus sexuel sur mineur, en 1993 et 2003, qui n’aboutissent à aucune condamnation en justice. Ses deux mariages et ses trois enfants font également l’objet de polémiques.
Alors qu’il prépare la série de concerts This Is It qui devaient se tenir à Londres, Michael Jackson meurt à l’âge de 50 ans d’une overdose de médicaments. Sa mort soudaine déclenche une immense vague d’émotion populaire dans le monde entier, comparable à celles qu’avaient suscité la mort d’Elvis Presley et de John Lennon, avec une couverture médiatique d’une grande intensité.

Patrick Dupond

Né à Paris le 14 mars 1959, Patrick Dupond se fait repérer en gagnant le concours international de ballet de Varna en Bulgarie. Le danseur français est alors propulsé dans la cours des grands.

Il enchaîne ensuite en étant nommé danseur étoile à l’Opéra de Paris en 1980.

Grand danseur classique, il connaît une carrière nationale aussi bien qu’internationale et collabore avec des stars de la danse telles que Maurice Béjart ou Rudolf Noureev qu’il remplace au poste de directeur de la danse du ballet de l’Opéra national de Paris.

Quelques années plus tard, le danseur se fait licencier pour ce qu’il appellera lui-même « son insoumission et son indiscipline ».

Patrick Dupond ne quitte pas le domaine de la danse pour autant et continue de se produire régulièrement autour du globe.

MEILLEURS DANSEURS COUPÉ-DÉCALÉ
1. Zota

La petite Zota à l’état civil Kanon ange patricia Sahoua est l’une des icônes de la danse coupé décalé en Côte D’Ivoire.La danseuse attitrée du chanteur et arrangeur Serge Beynaud arrive à enflammer la piste de danse par ces pas explosifs. Elle a à cet effet été élue meilleure danseuse de l’année 2016.

Zota

2- Ordinateur

Bah Pohé Cédric Kévin plus connu sous le pseudo « ORDINATEUR » était l’un des danseurs star du célèbre artiste DJ Arafat.Après avoir quitté son mentor en 2016, ordinateur s’est installé en france où il donne des cours de danse. Il a récemment été apercu aux côtés de Serge Beynaud, lors de sa tournée Européenne.

4- Falonne

La danseuse a rejoint il a quelques années le famille Beynaud après le départ en catastrophe des danseuses Annick Choco et Sandia Chouchou. La nouvelle acolyte de Zota sait se tremousser comme jamais. Vous n’aurez donc pas de mal à etre accroché par son style de danse.

Tango

Le tango est une danse sociale et un genre rioplatense (c’est-à-dire du Río de la Plata, soit Buenos Aires et Rosario en Argentine, et Montevideo en Uruguay1) né à la fin du xixe siècle.

Comme forme rythmique, il désigne le plus souvent une mesure à deux ou quatre temps plutôt marqués, mais avec un vaste éventail de tempos et de styles rythmiques très différents selon les époques et les orchestres.

Le tango comme genre musical englobe quant à lui trois formes musicales sur lesquelles se dansent traditionnellement les pas du tango : tangosmilongas et valses. Le bandonéon, intégré au sein des orchestres de tango, composés majoritairement d’instruments à cordes, est traditionnellement l’instrument phare du tango.

Le tango est une danse de bal qui se danse à deux. C’est une danse d’improvisation, au sens où les pas ne sont pas fixés à l’avance pour être répétés séquentiellement, mais où les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue à chaque instant. Un partenaire (traditionnellement l’homme) guide l’autre, qui suit en laissant aller naturellement son poids dans la marche, sans chercher à deviner les pas.

Le terme tango, à l’étymologie incertaine, est originaire de la communauté noire d’Amérique latine issue de l’esclavage, et a connu divers sens au sein de cette communauté au cours des siècles, dont l’un des tout premiers fut celui-ci : tango : « Endroit où le négrier parquait les esclaves avant l’embarquement.

Histoire

e Río de la Plata à la fin du xixe siècle : Un Grand Melting-Pot

Selon un proverbe : « Les Mexicains descendent des Aztèques, Les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent… des bateaux ! »

Alors que pendant tout le xixe siècle, le Río de la Plata ne connaît qu’un assez lent développement, celui-ci s’accélère à la fin du siècle, avec la mise en place du commerce agro-alimentaire transatlantique avec l’Europe : viande réfrigérée et congelée venant de l’élevage extensif.

Les origines noires du tango

La communauté noire issue de l’esclavage représente un poids important dans la société portègne du Río de la Plata, tout au long du xixe siècle et jusqu’au début du xxe siècle. La fin du régime de Juan Manuel de Rosas en 1852, régime qui lui était favorable, marque le début du lent déclin de cette population noire dans le Rio de la Plata, jusqu’à sa quasi-disparition de l’Argentine dans le début du xxe siècle. (Cette disparition questionne les historiens : guerres dont les bataillons seront composés d’esclaves noirs et dont peu reviendront, épidémies, rejet croissant des noirs dans la société, métissage, etc..) Les musiques et les danses de cette communauté noire constitueront l’un des piliers fondamentaux de la genèse du tango.

Premièrement, le terme lui-même, tango, qui circule depuis longtemps dans toute l’Amérique atlantique, du golfe du Mexique au Río de la Plata, est peut-être d’origine noire (le terme tambo pour désigner un lieu ou un lieu de réunion existe antérieurement dans la langue quechua). Le terme connaîtra différents sens, qui tous, sont marqués du sceau de l’esclavage, des Noirs et de l’Afrique :

Scène de candombe, à Montevideo, eau-forte des années 1870.

  • En langue kongo, il signifierait « lieu fermé », lieu dans lequel il faut être initié pour entrer et où se pratiquent des rituels et les tambours. Par antonomase, le terme aurait ensuite désigné les tambours eux-mêmes, puis la musique produite par ces tambours.
  • Le négrier appelait tango l’endroit où il parquait les esclaves avant l’embarquement. Plus tard, en Amérique, on appela tango le lieu où on les vendait. Divers sens apparaissent ensuite, comme: le lieu clos où l’on entreposait les tambours, puis enfin: Bailes de tangos : les danses et les jeux de tambours des noirs.
  • En 1788, une autorité de Buenos Aires considère scandaleux « que l’on ait permis depuis quelques années jusqu’à nos jours, à la multitude de Noirs libres et esclaves qui vivent dans cette ville, de se réunir pour faire leurs tambos et danses à l’extérieur de la ville, contrevenant aux lois divines et humaines » (Novati).
  • À Montevideo en 1806, la municipalité s’énerve contre les « tambos bailes de Negros »« los Negros con el tango », et en 1816, à plusieurs reprises : « Se prohiban dentro de la ciudad los bayles conocidos por el nombre de tangos. »

Mais, avant la fin du xixe siècle, le tango ne renvoie pas encore à une forme musicale ou dansée définie, mais à des musiques et des danses très diverses, plus au moins ritualisées, pratiquées par les populations d’origine noire.

Genèse du tango dansé

Au tournant du siècle, dans le Río de la Plata, les danses de salon venues d’Europemazurkascottishvalse… subissent l’influence des Noirs. Danses de Blancs, danses de Noirs, habaneras, s’influencent et s’imitent mutuellement.

Parmi elles, Il y a la milonga, qui appartient à cette catégorie de termes au contenu incertain (le terme est aussi d’origine africaine), et qui est aussi à l’origine du tango et dont l’origine se confond avec celui-ci. (Beaucoup d’œuvres intitulées milongas seront rebaptisées plus tard tangos) R. Lynch Ventura écrit à propos de la forme dansée : « Ce sont les compadritos de la ville qui la dansent; ils l’ont inventée pour se moquer des danses que pratiquent les Noirs dans leurs bals. Elle a la même mesure que la habanera. »3 (mesure: croche pointée/ double croche/ croche/ croche)

Michel Plisson écrit :

« Les Noirs [anciens esclaves] empruntent de leurs anciens maîtres les danses de couples que la tradition africaine ignore. Les danses de salons européennes comme la mazurka, la polka se déforment à leur contact car les Noirs les investissent d’éléments culturels qui sont étrangers à ces danses. Le compadrito reprend des Noirs ces formules nouvelles, sans se rendre compte, qu’en se moquant des Noirs, il invente dans la danse des pas nouveaux. Issue des figures du candombe, c’est dans les bas-fonds et les bordels que cette alchimie se produit. »

Hommes dansant le tango dans une rue de Buenos Aires, pour s’entraîner avant d’aller au bal

À l’aube du xxe siècle, Tango et milonga sont des danses liées aux bordels. Il y a durant cette époque d’immigration massive, un déséquilibre dans la répartition homme/femme (54%/46 %). La concurrence est donc rude et, du fait de la rareté des femmes, et surtout parce qu’il serait inconvenant pour une jeune femme de quitter seule la maison pour le faire, on s’entraîne souvent à danser entre hommes. Le tout sur fond de nostalgie du pays éloigné, de pauvreté, du désir inassouvi.

Les accents de cette danse naissante inciteront, à leur tour, les musiciens à modifier les contours de la musique qui accompagne la danse. Dans ces petits orchestres, la guitare et la flûte prédominent, bien avant que ne s’impose progressivement le bandonéon.

Le tango émerge de cette alchimie entre, d’un côté, les Noirs qui métissent leurs danses avec les danses européennes de salon, et de l’autre, les Blancs qui se moquent des Noirs en singeant leurs figures. Le tango dansé présente ainsi à cette époque un aspect provocant et insolent qu’il perdra au fur et à mesure de son ascension sociale. On nomme souvent ce style originel du tango dansé, tango canyengue. Ce style caractéristique, révélant les origines noires du tango, est encore revendiqué par certains danseurs aujourd’hui. Il est relativement peu pratiqué en bal, mais régulièrement lors de démonstrations (voir démo4).

Pour la musique, Michel Plisson s’amuse à résumer ainsi le résultat de ce métissage qu’est le tango : « une rythmique afro, des musiciens italiens jouant sur des instruments allemands des mélodies d’Europe de l’Est avec des paroles qui viennent des zarzuelas espagnoles

Assiko

L’assiko est une danse traditionnelle camerounaise de guérison transformée en danse de fête1. On trouve surtout cette danse chez les Bassa et les Betis. Les danseurs évoluent à petits pas en se déhanchant sensuellement.

La musique est jouée par des guitares et des percussions traditionnelles (de nos jours le rythme de bouteilles vides entrechoquées). Puis à certains moments, les danseurs posent sur leurs têtes des bouteilles, tout en continuant leurs mouvements, s’accroupissant et se livrant à des acrobaties.

L’assiko se danse vêtu d’un pagne et souvent pieds nus. Les mouvements favorisent une souple rotation des reins2.

La musique assiko a été popularisée par le guitariste Jean Bikoko3, alias Aladin4

Parmi d’autres artistes d’assiko traditionnels ou plus récents, on trouve Limala JosephMongo Mbea,Olivier de Clovis BongaPaul BalomogSamson chaud garsKilama, Kon Mbogol et Nlella.

Kizomba

Le kizomba est un genre musical et la kizomba une danse africaine, originaire de l’Angola, qui est devenue populaire en Europe et dans le Monde.

Le mot kizomba veut dire « fête » en Kimbundu1, une des principales langues parlées en Angola, avant la colonisation Portugaise (~1482)

Il s’est d’abord répandu dans les pays lusophones puis dans les pays européens et ensuite dans des pays non-européens comme les États-Unis et l’Australie.

Bien que nés en Angola, le genre musical kizomba, et la danse qui l’accompagne se sont développés dans l’ensemble des pays d’Afrique lusophones (Guinée-BissauCap-VertMozambiqueSao Tomé, etc.). Cela a engendré la naissance de styles très caractéristiques de certaines zones géographiques, tant en ce qui concerne la musique que la danse.

La kizomba, en tant que musique et danse de salon, a commencé à fortement pénétrer l’Europe en 2008, en commençant par le Portugal, précurseur depuis 1988 environ.

Aujourd’hui, le terme kizomba est utilisé à tort pour désigner toutes les danses « dérivées », ainsi que toutes les musiques « dérivées ».

LA MUSIQUE et LA DANSE:

  • la Kizomba (musique) née en 1980, est un mélange de semba (Angola), de kompa (Haïti-1955) et de zouk (Antilles-1979).

La kizomba (danse) est du Semba (danse) adapté et modifié pour cette nouvelle musique moderne.

  • Le Ghetto Zouk (musique) né en 1998, est un mélange de Coladeira (Cap Vert), de RNB et de Zouk.

La kizomba Moderne (danse) à la base kizomba, adaptée et modifiée pour cette nouvelle musique.

  • Les musiques : Moombahton, Zouk bass, l’électro-Tarraxa et/ou Tarraxo ont été utilisés pour créer l’Urban Kiz.

L’Urban Kiz a utilisé certains pas basiques de kizomba et de Kizomba Moderne, et les a adapté et modifié pour danser sur ces musiques.

  • La danse Kizomba (au sens strict) se caractérise par sa sensualité et sa position fermée.

Pour les deux partenaires, le tronc demeure fixe et néanmoins souple, chacun sur ces appuis. La différence avec le Semba, reste le cadre de danse qui servira de guidage pour la femme, et les mouvements du bassin « en huit ».

  • La danse kizomba Moderne se caractérise par sa douceur, position fermée.

Pour l’homme le tronc demeure fixe et néanmoins souple, alors que pour la femme elle, doit être en déséquilibre avant, posée buste contre buste pour être guidée, tandis que les bas du corps sont beaucoup plus énergiques.

  • La danse Urban Kiz se caractérise par son énergie robotique néanmoins très technique.

Pour les deux partenaires, le tronc demeure fixe, le corps inflexible, tout en étant léger. Le guidage de la femme se fait avec les bras, et les mouvements du bassin ondulent d’avant en arrière (vague).

En règle générale, l’espace dans lequel se meut le couple est réduit à son strict minimum et les mouvements, bien qu’élaborés, sont économisés. En revanche, la danse semba à l’origine, correspondant à la musique semba, peut être plus rapide et se caractérise par des déplacements plus rapides en Semba social, et plus énergiques en démonstration pour le Semba Show.

En résumé,

  • La musique: depuis 1947, le semba était la musique moderne populaire de l’Angola. Les danseurs de semba se sont mis à élaborer de nombreuses figures et à jouer sur leurs appuis en harmonie avec la construction musicale et avec leur partenaire.

La génération suivante a découvert la musique zouk dans les années 1980, avec la tournée du groupe antillais Kassav, en Angola et ailleurs. Les musiciens ont alors commencé à faire évoluer le rythme du semba vers une musique plus lente, généralement très romantique, qui ressemble par sa rythmique à la musique zouk2

  • La danse: la kizomba adapte les mouvements du semba à ce genre musical de plus en plus populaire dans les années 1980, mais avec une position plus fermée, plus près du corps, torse contre torse et plus lente.

Au fil du temps et des cultures du monde, les danseurs développent petit à petit de nouveaux mouvements typiquement Kizomba, sur des musiques différentes, et créent de nouveaux engouements.

Coupé-décalé

Le Coupé-décalé est un genre musical populaire dans les années 2000 et 2010 en Côte d’Ivoire, et adopté par une génération.

Au début des années 2000, ce mode d’expression musicale apparaît, initiée par de jeunes ivoiriens vivants en France, avec des rythmes toniques inspirés des percussions ivoiriennes et congolaises, des paroles joyeuses et un art de s’habiller de vêtements de marques1,2,3.

Assez vite, ces danses et ce courant musical reviennent en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, et s’y popularisent sous l’impulsion de DJs. La danse est nommée décalé-coupé puis coupé-décalé. L’expression renvoie à l’argot de rue ivoirien. «Couper», c’est, entre autres, voler à l’arraché, et «décaler» c’est partir en courant sans payer. Par extension, pour la diaspora, les mots ont pris des sens plus généraux, «couper», c’est gagner de l’argent, d’une façon ou d’une autre, «décaler», c’est l’envoyer par mandat au pays, avec un troisième terme souvent associé dans une formule résumant la vie quotidienne, «travailler», et la nécessité d’en échapper en faisant la fête4. Historiquement, l’arrivée du coupé-décalé en Côte-d’Ivoire correspond à peu près au début de la guerre civile ivoirienne en 2002. Et le message associé (en gros, profiter de la vie et faire la fête), est clairement apolitique1,2,4.

On peut distinguer plusieurs périodes du coupé-décalé :

  • 1re vague, jusqu’en 2004 : c’est l’apparition de ce nouveau courant musical en Côte d’Ivoire qui se propage dans tous les bars. Des figures émergent. Il s’agit d’abord des créateurs comme La Jet Set, groupe composé en particulier de Douk SagaBoro SanguyLino VersaceDouk Saga sort un morceau dénommé Sagacité en 2003. Le clip vidéo Sagacité promeut la danse, mais aussi les concepts qui accompagnent le coupé-décalé : « Farot farot » (faire le malin), « Boucantier » (homme qui fait parler de soi, qui fait son « Boucan »), « Travailler » (jeter des billets de banques). « On a organisé une caravane Sagacité à travers la Côte d’Ivoire en 2003, pour apporter un peu de bonheur, malgré les événements, et le couvre-feu » se rappellle S. 2 Falet, un jeune ivoirien associé à l’émergence de cette musique2,5.
  • 2e vague, 2005-2006 : ce courant musical et cette conception de la vie se popularisent. De nouveaux artistes s’y distinguent dont DJ GaoussouOxxy NorgyChristina DJLe MolareErickson Le Zulu, pour n’en citer que quelques-uns. Des rappeurs, mais aussi des artistes de rock ‘n’ roll et de zouk font du coupé-décalé : SinguilaJacky Brown des Neg’MarronsKaysha ou Les Déesses2.
  • 3e vague, la vague actuelle depuis l’été 2006 : la vague la plus dense avec encore l’apparition de nouveaux artistes, de nouvelles danses dérivées, et une certaine « internationalisation » en Afrique de l’Ouest. Parmi les artistes peuvent être cités par exemple DJ LewisDj BonanoFrancky DicaprioMustapha Al KabilaMareshal DjMaty DollarDebordo LeekunfaErickson Le ZuluJean-Jacques KouaméVetcho LolasLe MolareSerge Beynaud, ou Claire Bahi. Et toujours des artistes des vagues précédentes, notamment Molare et DJ Arafat5,6,7. « En soirée africaine, si tu ne passes pas le coupé-décalé, le public te dit que tu as déconné », explique le DJ centrafricain Boddhi Satvao en 20158.

Hip-hop

La culture du hip-hop est un mouvement ayant émergé dans les années 1970 chez la jeunesse afro-américaine résidant au sud du Bronx à New York2,3,4,5,6. Elle se caractérise par cinq éléments distincts, desquels découlent les différents aspects de la culture : le human beatbox, le rap (oral), le turntablism ou « DJing » (musical), b-boying(physique) et graffiti artistique (visuel). Bien qu’ils se soient globalement développé, ces cinq éléments fondamentaux font partie intégrante de la culture du hip-hop3. Le terme est souvent utilisé de manière restrictive et définit le plus souvent la pratique orale du rap7.

Même si le terme « hip-hop » est souvent utilisé pour désigner exclusivement la musique homonyme8, il se caractérise par neuf éléments, alors que la musique hip-hop ne présente que quatre éléments (rapping, DJing, beatboxing et break)9,10. Afrika Bambaataa, du collectif de hip-hop Zulu Nation, a esquissé les piliers de la culture hip-hop, en inventant les termes : « rapping » (également appelé MCing ou emceeing), un style rythmique vocal appelé « rhyming » (oralité) ; « DJing » (et turntablism), qui fait de la musique avec des tourne-disques et des mixeurs DJ (création sonore, sonore et musicale) ; « b-boying », « b-girling » et « breakdancing ». D’autres éléments de la sous-culture et des mouvements artistiques hip-hop au-delà des quatre principaux sont : la culture hip-hop et la connaissance historique du mouvement (intégrée/philosophique) ; la boîte à rythme, un style vocal percussif ; l’entrepreneuriat de rue ; le langage du hip-hop ; et la mode et le style hip-hop, entre autres9,10,11,12,13.

La scène hip-hop du Bronx Sud est née dans les années 1960 et 1970 des fêtes de quartier organisées par les Ghetto Brothers, un groupe porto-ricain qui a été décrit comme étant un gang, un club et un groupe de musique. Les membres de la scène branchaient des amplificateurs à leurs instruments et des haut-parleurs au 163rd Street et de Prospect Avenue, et utilisaient leurs événements musicaux en direct pour briser les barrières raciales entre les Afro-Américains, les porto-ricains, les blancs et d’autres groupes ethniques. DJ Kool Herc, immigrant jamaïcain, a également joué un rôle clé dans le développement de la musique hip-hop. Au 1520, Sedgwick Avenue, Herc mélange des extraits de disques existants et des breaks de percussions. Kool Herc est reconnu comme le « père » du hip-hop pour avoir développé les principales techniques de DJ qui — avec le rap — ont fondé le genre musical en créant des rythmes en bouclant des breaks (petites parties de chansons mettant en valeur un motif percussif) sur deux platines. Cela s’est par la suite accompagné de rap (ou MCing) et de beatboxing.

Le critique musical Robert Farris Thompson considère que les jeunes issus du sud du Bronx au début des années 1970 — tels que les « noirs anglophones de la Barbade » pour Grandmaster Flash, et « jamaïcains noirs » pour DJ Kool Herc — ont intronisés des rythmes de salsa, des conga afro et tambours de bongo, et que plusieurs d’entre eux ont imités les styles musicaux de Tito Puente et Willie Colón. À cette période, ils mêlaient ces influences à des styles musicaux existants associés aux Afro-Américains avant les années 1970, du jazz au funk14. La musique hip-hop se popularise à l’extérieur de la communauté afro-américaine à la fin des années 1980, grâce au succès commercial général des Beastie BoysThe Sugarhill Gang, Grandmaster Flash, et de nouveaux mouvements hip-hop tels que les Native Tongues, Daisy Age et plus tard (au début des années 1990) du gangsta rap. Le critique Greg Tate décrit le mouvement hip-hop comme « la seule avant-garde encore présente, qui continue de choquer » la riche bourgeoisie15. Ronald Savage, connu sous le surnom de Bee-Stinger, qui était un ancien membre de la Zulu Nation, est crédité pour la doctrine des « Six éléments du mouvement hip-hop ». Ces six éléments du mouvement sont : la conscience de conscience, la conscience des droits civiques, la conscience militante, la justice, la conscience politique et la conscience communautaire en musique. Ronald Savage est connu comme le fils du mouvement hip-hop. La hanche est la culture et le houblon est le mouvement16,17,18.

MC Hero en train de rapper à Huntsville, en Alabama.

La culture hip-hop s’est répandue dans les communautés urbaines et suburbaines à travers les États-Unis, puis dans le monde entier19. Ces éléments sont adaptés et développés considérablement, d’autant plus que les formes d’art se sont répandues sur de nouveaux continents et ont fusionné avec les styles locaux dans les années 1990 et les décennies suivantes. Alors même que le mouvement continue de s’étendre à l’échelle mondiale et d’explorer une myriade de styles et de formes d’art, y compris le théâtre hip-hop et le cinéma hip-hop, les quatre éléments fondamentaux fournissent une cohérence et une base solide pour la culture hip-hop9. Le hip-hop est à la fois un phénomène nouveau et ancien ; l’importance de l’échantillonnage des morceaux, des rythmes et des lignes de basse des vieux disques à la forme d’art signifie qu’une grande partie de la culture a tourné autour de l’idée de mettre à jour les enregistrements classiques, les attitudes et les expériences pour le public moderne. Échantillonner l’ancienne culture et la réutiliser dans un nouveau contexte ou un nouveau format est appelé flipping dans la culture du hip-hop9. La musique hip-hop suit les traces des premiers genres musicaux afro-américains tels que le blues, le jazz, le rag-time, le funk et le disco pour ne faire plus qu’un. C’est le langage des environnements urbains et des jeunes du monde entier, beaucoup de gens qui ne savent pas ce qu’est le hip-hop (la conscience qui constitue la culture collective du hip-hop) ou ce que signifie « Be hip-hop », ont commencé à attribuer le fait d’être hip-hop au fait d’être noir, mais c’est la race, pas la culture et non la conscience. Pour KRS-One, « le hip-hop est le seul endroit où l’on voit des Martin Luther King Jr. ; j’ai un discours de rêve « dans la vraie vie » et « Pour être hip-hop, il faut avoir le courage d’être soi-même et d’être hip-hop tout le temps, pas seulement quand il est populaire ou pratique, et de le regagner quand il ne l’était pas et que vous étiez le seul à le récolter19. » Il note également que le hip-hop est au-delà de quelque chose d’aussi simple d’esprit que la race, le sexe ou la nationalité, il appartient au monde19.

Dans les années 2000, puis 2010, avec l’essor de nouveaux médias et du web 2.0, les auditeurs découvrent et téléchargent ou diffusent de la musique hip-hop par le biais de réseaux sociaux comme Myspace, et de sites web de diffusion comme YouTube, Worldstarhiphop, SoundCloud et Spotify